Accessibilité
Le site est-il utilisable en situation de handicap ? L'usage au clavier, les contrastes, les alternatives aux images, la structure des pages.
Ce que nous regardons
- Le contraste des textes, mesuré sur la page telle qu'elle est rendue : bandeau de consentement compris, fondus terminés, et en thème sombre quand le site en propose un.
- Les alternatives textuelles des images : celles qui portent une information doivent la restituer, celles qui décorent doivent rester invisibles.
- Les intitulés que le navigateur calcule pour vos liens et vos boutons. Le défaut courant n'est pas l'intitulé absent, c'est douze liens « En savoir plus » qui mènent à douze endroits différents.
- Les labels des champs de formulaire, la hiérarchie des titres et les repères de navigation. Un label qui disparaît dès qu'on écrit dans le champ n'est annoncé par rien.
- L'usage au clavier, exercé plutôt que supposé : un menu qui ne s'ouvre qu'au survol, un bouton que la touche Entrée n'active pas, un panneau que la touche d'échappement ne referme plus.
- Le repère visuel qui montre où l'on se trouve au clavier, mesuré par de vraies pressions sur la touche de tabulation : un contour peint en transparent ne se voit pas mieux qu'un contour absent.
- Sur les sites que la réglementation y oblige, la déclaration d'accessibilité : une obligation distincte de la qualité du site, qu'un site irréprochable peut manquer.
Sur quelle base
WCAG 2.2 AA, RGAA, directive UE 2019/882
Un constat n'a de valeur que s'il repose sur une base identifiable. Quand cela s'y prête, nous nous appuyons sur une loi, une norme ou une spécification, et le rapport indique, pour chaque point relevé, la page concernée et la valeur observée.
Ce que ça change pour vous
L'accessibilité n'est plus seulement une bonne pratique. Selon votre activité, votre statut et le périmètre auquel vous êtes soumis, des obligations légales peuvent s'appliquer à votre site : depuis le 28 juin 2025 pour les services de commerce en ligne entrant dans le champ de la réglementation européenne, et depuis plus longtemps en France pour le secteur public et certaines grandes entreprises. Le périmètre applicable dépend de votre situation.
Au-delà de l'obligation, un site inutilisable au clavier l'est aussi pour beaucoup de visiteurs qui ne se déclareront jamais handicapés : une main occupée, un écran trop petit, une souris capricieuse.
Ce que cet audit ne dit pas
Aucun examen ne couvre le référentiel entier. Ce qui reste dehors : transcriptions des médias, une information portée par la seule couleur, l'ordre dans lequel la page se lit, et l'expérience d'un utilisateur de lecteur d'écran.
Nous exerçons au clavier ce qui peut l'être, et nous nommons ce qui ne l'a pas été. Le rapport ne délivre donc jamais une conformité RGAA ou WCAG, et il n'est pas un avis juridique : il établit des défauts, chacun avec sa mesure, et écrit ce qui reste à vérifier autrement.
Chaque limite de l'examen est indiquée dans la note de méthodologie de votre rapport. Un point non vérifiable n'est jamais présenté comme conforme.
Le poids de ce pilier
Une note globale doit peser ce qui compte pour votre activité : les 9 piliers ne pèsent pas le même poids selon ce que votre site sert à faire. Voici ce que « accessibilité » représente dans la note globale, selon la grille retenue. Le rapport indique toujours laquelle a produit votre note.
| Type de site | Part de la note globale |
|---|---|
| Type indéterminé | 12 % |
| Site vitrine | 10 % |
| Boutique en ligne | 13 % |
| Application, espace client | 11 % |
| Blog, média | 10 % |
| Site public | 24 % |
